
Figure emblématique du paysage audiovisuel français depuis les années 1980, Mireille Dumas poursuit aujourd’hui sa carrière loin des plateaux télé. Depuis plusieurs années, elle se consacre à la réalisation et à la production de documentaires. Mais derrière cette discrétion médiatique, la journaliste continue de défendre des combats qui lui tiennent à cœur. Invitée en février dernier dans On refait la télé sur RTL, elle confiait déjà avoir une vision très claire de la vieillesse et de la mort : “Ce qui est important pour moi, c’est la qualité de la vie, et pas la longueur de la vie”. En effet, pour elle, “vieillir longtemps si vous êtes en pleine forme, oui, mais si c’est pour être dans des conditions comme je le vois dans des EHPAD où l’on ne s’occupe pas de vous, c’est horrible” déclarait l’animatrice avec émotion.
Sur le plateau de Piquantes, émission diffusée sur Teva, Mireille Dumas a une nouvelle fois évoqué le sujet en révélant qu’elle gardait toujours avec elle “la carte de l’association pour le droit de mourir dans la dignité”, précisant être engagée depuis plus de 30 ans pour le droit de mourir dans la dignité. “Tous les gens que j’ai autour de moi le savent”, a-t-elle assuré, “s’il m’arrive un pépin et que je doive rester dans un état où je ne suis pas consciente, j’ai demandé à ce qu’on abrège ma vie”.
Si Mireille Dumas assume aujourd’hui pleinement cette position, c’est aussi parce qu’elle a longtemps réfléchi à ces questions, notamment grâce à sa maman, aujourd’hui décédée, qui évoquait souvent le sujet : “Ma mère me disait souvent, ton corps t’appartient et comme il t’appartient, tu as le droit de choisir le moment où tu pars ou en tout cas les conditions dans lesquelles tu vas partir”.